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 [CELT] ANKOUnichou

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Messages : 370
Date d'inscription : 02/06/2009

MessageSujet: [CELT] ANKOUnichou   Mar 26 Fév - 14:09

Tremblez pauvres fous ! Tremblez car la mort, la mort omniprésente, la mort à laquelle nul ne peut échapper, la mort est à vos portes !

Mais non, mais non…

C’t’un brave garçon mon, **Ankounet** vous savez. Il fait peur comme ça à première vue, mais si seulement il prenait un peu plus le temps de se relouker un peu. Parce qu’Ankounet vous vous doutez bien qu’il ne mange pas un grain. Y’a qu’a le regarder. Que des lambeaux de peau sur les os. Il croit que ça se voit pas sous cette grande cape qu’il ne veut jamais que je lave parce que selon lui « ça fait plus horripilant ». Je vous dis pas les odeurs quand il rentre à la maison, on croirait qu’il à côtoyé la mort.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]


En puis son coté social. Aucun effort. S’tute vrai bête de la nuit cl’ui la. On le voit jamais la journée. Mais dès que le soleil se couche, allez hop le vla repartit sur cette maudite brouette qu’il appelle lui-même sa karrig an Ankou. Parlez d'un karrig. Pfff ! Tient à peine sur ses rouages rouillés c’te chose. Et je vous parle pas d’son attelage complètement absurde. C’est l’maigrichon et à peine assez solide pour tenir sur ses propres pattes qui mène le coche et après l’second bien joufflu qu’on se dirait mais quel gachi pour un cheval qui aurait fait un excellent ragout. Pensez vous qu’on trouvera plus logique que d’équilibrer la force entre les deux, mais non, bien sur que non.



Jamais pu les sentir ces bêtes là. Au sens propre du terme d’ailleurs. Y’a qu’les mouches qui les supportent. Et puis ces deux acolytes sans nom. On croirait des korrigans ratés ! Parce qu’il faut bien quelqu’un pour tenir la bride dans tout ce brouillard de nuit sinon ils s’y perdraient. C’est pas qu’Ankounet ait un véritable sens de l’orientation avec sa tête qui tourne toute seule sur son cou. Parait que c’est plus pratique pour localiser ses passagers. Et puis c’est pas ce trio de garçons qui vont demander leur chemin s’ils s’égarent. Pi faut bien quelqu’un pour ouvrir les portillons des champs et des coures. Vous vous imaginez vous, mon Ankounet en train de descendre à chaque fois pour s’ouvrir le passage, remonter dans la sa karrig, laisser entrer son chauffeur et refermer la porte derrière lui. Forcément, faut bien quelqu’un pour remplir la besogne.


Puis cette faux qu’il trimballe à tout bout de champ (où de village, c’est selon). V’la encore un vieux truc rouillé dont il ne se sépare jamais. J’ai beau lui dire moi qu’elle ne ressemble à rien complètement retournée dans le mauvais sens. C’est un effet de mode qu’il dit. A force de s’en servir à l’envers, sous prétexte qu’il fauche plus de gens de cette façon bah voilà qu’elle fini par tourner sur ses propres vises. Forcément ça lui pose des soucis.



Tenez, prenez l’exemple de ce bon forgeron Fanch ar Floc'h si je me souviens bien de son nom.
C’était un soir de Noël. Ou de Pâques ou de la Trinité… Ma vieille mémoire me fait souvent défaut. Mais il me semble bien que c’était Noël, puisqu’il s’agissait d’un cas bien particulier d’un de ces jeune hommes qui se tuait tellement à la tâche (vous allez comprendre pourquoi je dis ça), qu’il en avait envoyé sa femme et ses enfants prier pour lui à la messe de minuit pendant qu’il finissait sa besogne.
Il n’avait pas vu l’heure passer l’heure quand il achevait de travailler, quand poussa la porte une silhouette dont le visage était masqué par de « larges bords rabattus d'un chapeau de feutre rejetaient dans l'ombre, plutôt de haute taille le dos un peu voûté, habillé à la mode ancienne, avec une veste à longues basques et des braies nouées au-dessus du genou »


Vous vous doutez que c’était là mon Ankounet, toujours dans son habillement complètement avant-gardiste.

Comme il avait vu de la lumière chez le bon homme, il était entré pour lui demander service de virer un clou de sa faux. Bien que la nuit fut fort avancée et qu’il semblait que l’heure tirait vers la fin de la messe qu’il aurait pourtant voulu retrouver bien qu’en retard, l’homme hésitait un peu. Mais comme il ne s’agissait que d’un petit travail. Surtout que mon Ankounet à cette manière de parler d’une voix sifflante qui ne souffre point le refus. Et de toute façon il avait déjà posé sa faux sur l’enclume. Bien que le forgeron s’étonnait un peu de la forme particulière de la faux, Ankounet n’avait pas spécialement l’intention de perdre de temps à tergiverser sur la nature de la chose et fit comprendre qu’il y avait intérêt à se presser. La chose fut faite comme une lettre à la poste, et il fut alors question de la paye. Ce dont le forgeron ne voulait entendre parler, tant la tâche lui avait été simple à faire. Si fait, ce n’était pas mon Ankounet qui allait laisser les choses en plan. Parce que même si on peut lui reprocher beaucoup de choses tout le monde à des comptes à rendre à la mort, et la mort en fait de même en retour. Et comme tout travail mérite salaire. Ce n’est pas de l’argent qu’il allait donner à Fanch ar Floc'h, mais, ce qui a plus de prix que l'argent et que l'or. Lorsque sa femme rentrerait plus tard dans la matinée, qu’elle fût envoyée au bourg chercher un prêtre, car le travail qu’avait fait forgeron serait le dernier de sa vie.



***Et avant le couché du soleil suivant, le forgeron Fanch ar Floc'h avait remit son âme à Dieu pour avoir rendu un service à l’Ankou***




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