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 [CELT] La fée des noix

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MessageSujet: [CELT] La fée des noix   Mer 8 Mai - 9:13

Bon ben comme d’habitude c’est une histoire qui commence il y a un bout de temps et dont le proganiste est un jeune homme tout frais tout beau très généreux envers les autres malgré le fait qu’il soit très pauvre et qui vit encore chez sa mère.




Celui –ci en l’occurrence ne s’appelait pas Tanguy, mais Mériadec. Peut-être que ses parents avaient voulu le mettre sous l’étoile de Mériadec de Vannes. Mériadec sa mère habitaient dans petit cottage autour du hameau qui n’était pas très loin de Banalec (pas très loin de chez ma Protectrice). Contrairement à la plupart des gens de l’époque, Meriadec n’était pas paysan, mais peintre. Et toc pour une fois que quelqu’un s’adonne à une autre activité pour changer. Mais malgré ça, le revenu était maigre, et ils vivaient de peu.


Un jour, sans doute où il faisait beau, parce que Meriadec et deux de ses copains se promenaient dans les bois. Ils y rencontrèrent une vieille femme avec un panier de noix, qui leur proposa de les acheter. Les deux compères se moquaient de l’apparence de la veille mais lui achetèrent quand même des noix. Ce ne fut que pour les lui jeter à la figure malgré le refus et les reproches de Meriadec
« N’avez-vous pas honte ? » réprimait-il.
Mais les autres continuaient de tout belle
« On les a acheté nos noix, on peut faire ce qu’on veut avec ! Na !»

Mais il y avait quelque chose de spécial à propos de ces noix qui tombaient à terre et pourrissaient avant même de heurter la veille femme. Tous étaient surpris, mais Mériadec acheta tout de même dix noix à la vieille, non pour l’humilier à son tour, mais en se promettant de les donner à sa mère en rentrant. Il les rangea donc dans sa poche.

« Garde bien les coquilles de tes noix » conseilla la veille femme. « Si tu en jette une dans la mer, un navire apparaitra et te mènera où tu le souhaite. Ensuite, si tu jette les 9 restante en l’air, elles t’accorderont chacune un vœu. Mais prends bien garde à ne pas faire un dixième vœu, il t’apportera beaucoup de malheur » 1

Intrigué par ces paroles, Meriadec voulait encore interroger la vielle femme, mais elle avait déjà disparu.

« Elle se moque de nous » assurèrent les deux amis »

Mais de toute façon, les hommes ne suivent jamais les conseils des femmes (même s’ils se plantent tout le temps). Donc, forcément ils fallait qu’ils en ai le cœur net et donc ils allèrent directement à la plage, de préférence dans un lieu marqué baignade interdite pour être tranquilles. Et là Meriadec lance une coque de noix dans l’océan… Plouf… Que voilà : un navire, toute voile volantes avec un magnifique Gwen ha Du en haut du mat (ah ben voilà évidement c’est la vieille qui avait raison, toujours bornés les mecs).

Et comme nos jeunes avaient la soif de la découverte et de l’aventure, les voilà vite fait à bord du grand bateau de Meriadec, et en avaient vers l’Ile au Trésor !


80 jours plus tard… ils n’avaient pas du tout trouvé l’Ile au Trésor, et Meriadec revenait seul et déployé de tout, son navire à peine devenu autre chose qu’un petit radeau, ses deux amis mangés par un squall géant. Et tout tremblant de froid, il réussi à se ramener à la maison chez maman, où il se fit bien rouspéter :
« C’est à cet heure ci que tu rentre ! »
Naturellement elle était furax parce que le soufflé était tombé et que le reste du repas était froid.
Mais Meriadec avait tout de même de quoi la rassurer puisqu'il lui restait encore ses neuf noix. Il en lança une en l’air et devant lui se trouva un énorme sac plein de pièces d'or.

Alors la mère s'en fut au village avec une de ces pièces pour en juger la valeur. Et on lui confirma quelles étaient d'excellentes qualités et que si elle en possédait plusieurs elle pouvait se faire construire un domaine très important.


Mais dans leur humilité elle se contenta d’acheter un moulin sur la colline près de la mer, et tout le monde la respecta pour ce geste. Et même si Meriadec continuait de peindre, c’était devenu plus un loisir qu’un métier grâce au contenu du sac de pièces d’or

1
Il s’agit bien de noix et pas de haricots magiques, l’histoire est très différente.


Dernière édition par Admin le Mer 5 Juin - 15:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [CELT] La fée des noix   Lun 13 Mai - 16:27

Les sages qui ont suivi l’histoire de Mériadec et de ses noix magiques (essentiellement ma Protectrice qui est toute pardonnée d’avoir presque oublié mon anniversaire) ont remarqué que la vieille femme qui lui avait vendu ses noix lui avait donné comme avertissement de ne les utiliser que pour s’accorder 9 vœux. Vous devez donc vous souvenir que des neuf noix il en avait utilisé une sur conseil de la vieille pour appareiller un navire magique avec lequel il avait fait le tour du monde en 80 jours à la recherche de l’Ile au Trésor qu’il n’avait jamais trouvé. Donc vous vous souvenez aussi que lorsqu’il est revenu vivre chez sa maman il avait utilisé une seconde noix qui l’avait rendu riche comme Crésus pour habiter dans un moulin.

Ca c’est pour replanter le décor.

Nous nous étions donc arrêté sur le manque d’inspiration de Mériadec sur une toile blanche de son trépied… angoisse de la page blanche (je ne sais pas si ça vous fait le même effet juste avant d’écrire un article pour le journal interne ou pour écrire une propa). En fait, la vie était devenue un peu morose dans le hameau près de Banalec. Comme il ne manquait plus horriblement de sous graçe a)à son sac d’or et qu’une fois que la meule était lancée il fallait attendre la fin de la journée le temps que le blé se transforme en farine, Mériadec avait et le loisir de :
-financer les travaux d’installation du méga dolmen de Carnac
-apprendre à jouer du biniou
-participer au bagad du coin
-organiser des fest-noz
-ouvrir une crêperie
-engager un guide pour une visite privée de la forêt de Brocéliande
-acheter le PSG…


Bref, il avait pratiquement tout fait dans le village. C’est alors, pendant une séance de profonde méditation qu’il se souvint qu’il lui restait encore huit noix sur dix.

Eureka !

Pourquoi ne pas invoquer de nouveau le bateau magique pour refaire le monde en 80 jours. Surtout que depuis le temps, bien des choses auraient certainement du changer. Et même si ça quête n’avait plus besoin de trouver l’Île aux trésors parce que le grâce au premier souhait il avait pu investir dans le business de la pierre taillée et de quitter sa maman l’esprit tranquille, il avait tout de même gardé cette soif de découverte et quelques noix qui lui restaient ne pouvaient que lui être favorable (tant qu’à faire pour aider les gens, parce que non, Mériadec n’est pas un égoïste.

Alors le voyage commença et il parcouru sans doute 20 000 lieux sur les mers et il était heureux puisqu’à chaque fois qu’il en avait besoin ou qu’il voulait aider quelqu’un, il n’avait qu’à jeter une noix en l’air. Mais finalement, 10 noix, ben c’est comme des sous, ça se dépense. Lorsque Mériadec se trouva à faire un dixième vœu, il n’eu pas le temps de voir les choses venir que son joli bateau avait complètement disparu, et il ne lui restait que sa chemine et son pantalon. Bien qu’il ne soit pas paysan, et encore moins pêcheur, mais peintre, ça ne l’empêcha pas de nager laborieusement jusqu’à la plage.
Bon, en fait il a eu un coup de main, mais je vais vous expliquer ça tout de suite.
Rescapé de son naufrage donc il se mit à marcher le long de l’eau à la recherche du quelconque signe de civilisation. Celui-ci lui apparut sous la forme d’une jeune princesse fille du Roy de la Montagne qui surplombe le Val. Ils firent connaissance en marchant ensemble, tout juste le temps d’une chanson Disney, pour tomber éperdument amoureux l’un de l’autre et décider de se marier dès le lendemain. Heureusement qu’au château il y avait toujours des feux d’artifices en rabe. Donc le peintre épousa la princesse et ils vécurent heureux jusqu’à la suite de l’histoire. ..

Qui explique entre autre comment Meriadec s’est aussi bien sortit de sa situation en pleine mer

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MessageSujet: Re: [CELT] La fée des noix   Mar 21 Mai - 21:09

Bien…



Nous nous étions donc arrêtés au point où Meriadec filait le parfait amour avec la fille du roy. Mais dans ce cas ci, le « Ils vécurent heureux pour le restant de leurs jours » prends une signification autre, puisque leur bonheur obligatoire se limita aux nouveaux caprices de Meriadec qui finit encore une fois par s’ennuyer un peu. Surtout qu’il n’avait pas encore vu sa Maman depuis un petit moment.

Ils firent donc voile vers l’Ouest, afin que Meriadec puisse présenter sa femme aux gens de son village.

Le voyage se fit sans encombre pour changer et dura tout de même moins de 80 jours. La mère de Mériadec fut enchantée de rencontrer sa belle- fille et ils passèrent bien des soirées au pub d’à côté ou Meriadec racontait à tous ses aventures.

Un jour, alors que Meriadec se promenait sur la plage – celle où il avait lancé sa première noix avec sa femme (je sais que depuis vous vous demandez peut-être comment elle s’appelle mais ce n’est pas précisé dans la légende). Ils discutaient de tout et de rien, sans doute de meubles IKEA et à force se sentirent un peu fatigués et s’allongèrent sur un rocher pour se reposer. Pas terrible question confort, mais bon. Ils n’étaient pas encore presque endormi quand ils entendirent une voix, un chant en fait, et virent une belle sirène en train peigner de longs cheveux.

En fait il s’agissaient de la sirène qui avait filé un coup de main à Meriadec quand il avait fait la gaffe de faire un vœu de trop et qu’il avait perdu son bateau en pleine mer.

« Je t’ai sauvé la vie quand tu étais dans le besoin et à présent tu m’insulte en occupant mon rocher, je vais devoir te punir à mon tour en te prenant ce que tu as de plus cher »

Et sur ces mots, la sirène disparu. Et lorsque Meriadec reprit ses esprits, il se rendit compte que sa femme avait disparue, kidnappée par la sirène.

Tout désepéré et tout triste, Mériadec raconta l’histoire à sa Maman. Et comme les Mamans ça sait toujours tout, elle lui recommenda d’aller à la recherche de la vieille qui lui avait vendu ses noix.

Alors Mériadec se mit en route, et un soir de pleine lune, il atteignit une colline avec un dolmen en haut. C’était un dolmen qu’il connaissait bien, mais ce soir là, il y avait quelque chose de très particulier, il semblait qu’il y avait comme une brume autour de celui-ci. Alors Mériadec s’approcha, et en plissant les yeux, il vit un petit cotage que personne jusqu’ici ne semblait avoir remarqué. Sur le perron, se trouvait une petite vieille femme en train de balayer de la poussière qui ne semblait pas exister. Vous avez deviné que c’est bien la vieille de notre histoire.

« Voilà bien longtemps que personne n’est venu me rendre visite chez moi. Je te connais Meriadec du pays de Banalec. Je t’avais prévenu de ne pas abuser du pouvoir des noix et qu’il t’en arriverait grand malheur.

Je connais cette sirène, c’est la belle-sœur de la cousine de la femme de mon fils. J’ai toujours trouvé les femmes de cette famille un peu étrange. Mais cela n’en déplaise. Je vais te donner le secret de son pouvoir : il est dans sa chevelure. Il te faudra attendre patiemment qu’elle s’endorme pour lui retirer un bigoudi magique. Tant que tu l’aura en ta possession elle restera paralysée, ce qui la rendra incapable de retourner à la mer et rester exposée aux UV du soleil qui la bruleront et la tueront. »

Meriadec remercia chaleureusement la vieille femme et s’en fut vers la plage où il attendit que la sirène vienne faire sa sieste sur le rocher. Prudemment, il s’approcha et retira avec délicatesse le peigne sous lequel il trouva le bigoudi magique. A peine l’avait-il déroulé que la sirène poussa un grand cri, mais elle ne pouvait pas bouger, et Meriadec assista à l’horrible spectacle de la voir réduite en cendre.

Alors la mer se mit à bouillonner et à écumer, et en émergeât un château magique (il semble qu’il y ai beaucoup de choses dans cette eau) au balcon duquel se trouvait la dulcinée de Meriadec.


Vous devinez la suite…
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